| SOFTFLUENT |
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Photographie : Youval MICENMACHER / © Centre Francilien de l'Innovation Sur l’affiche publicitaire de Softfluent, un savant fou, masque de plongée vissé sur les yeux, s’apprête à mélanger deux tubes à essai, l’un citronné, l’autre bleu lagon. Une étiquette orange empruntée aux produits dangereux met en garde : « le mélange des nouvelles technologies peut être une bombe à retardement. Beaucoup de soi-disant experts peuvent vous entraîner dans des expériences au résultat hasardeux, parfois par pur plaisir technologique ». Chez Softfluent, on ne trouve donc ni apprenti sorcier, ni maniaque de l’informatique prêts à commercialiser n’importe quelle invention.Code Fluent Entities, une méthode et des outils pour développer des applications... La jeune entreprise spécialisée dans le développement logiciel a mis sur pied un outil d’aide à la fabrication d’applications. Daniel Cohen Zardi, l’un des fondateurs de Softfluent aime dresser des parallèles entre son activité et le monde de l’agroalimentaire. « Notre rôle est de concevoir les usines qui fabriquent des biscuits, mais nous n’intervenons pas sur les petits beurres ». Le produit vedette de la maison s’appelle CodeFluent Entities et offre aux architectes comme aux développeurs une méthode et les outils associés pour développer des applications. « L’objectif est d’éviter de réinventer sans cesse l’eau chaude, explique Daniel. C’est pourquoi notre méthode offre un socle commun évolutif capable d’intégrer les changements, et les innovations ». A qui s’adresse la trouvaille ? Aux fabricants de logiciels qui commercialisent leurs progiciels verticalisés. Le produit est ainsi utilisé par un éditeur de produit ciblant les chaînes de magasin textile (Lancel, Tout compte fait, Calvin Klein…) ou par un éditeur du marché des assurances. Les grands comptes, comme le constructeur de routes Colas ou le 118/218 qui développent eux-mêmes leurs outils informatiques font également partie des clients. Tout comme les développeurs indépendants… Une aide à matière grise au moment opportun Pour mettre en œuvre cette nouvelle méthodologie et la tester sur des clients pilotes, l’entreprise a pu bénéficier d’un coup de pouce de la Région Île-de-France. « La Région nous a accordé un financement de 33 000 euros. Nous avons pu recruter un profil senior, témoigne Daniel, ce qui nous a aidé à franchir un cap. Cette aide a permis de limiter les risques et de mettre de l’huile dans les rouages. » Aujourd’hui, les trois passionnés fondateurs ne sont plus les seuls à mettre les mains dans les algorithmes. L’équipe compte 16 personnes, toutes plus férues d’informatique et de développement logiciel les unes que les autres. L’ambition de l’équipe est grande : il s’agit de séduire les Etats-Unis. Logique lorsque l’on sait que le trio de départ est passé par la case Microsoft. « On doit réussir là-bas, affirme Daniel. Mais le marché américain n’est pas facile à affronter. Nous devons à la fois être très ambitieux mais très réalistes. » Un premier événement l’été 2010 a permis de prendre la température. Plutôt très bonne selon le dirigeant. « Mais dans notre métier, on ne signe pas des affaires sur des cycles courts. Cela prend du temps et nécessitera un professionnalisme exemplaire sur ce marché. » En attendant, l’entreprise possède déjà des locaux outre Atlantique. Preuve que chez Softfluent, on est prêt à conquérir l’Amérique ! Hélène Binet « Notre outil est comme une mine de diamants à l’état brut, il faut que l’on travaille encore la matière pour que sa richesse saute aux yeux de tout un chacun ». « Le projet est vraiment solide et toute l’équipe a su se donner les moyens de ses ambitions ». |















