| SOLEIS Technologie : Une entreprise au zénith |
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Photographie : Youval MICENMACHER / © Centre Francilien de l'Innovation Aussi, lorsque l’installateur arrive chez un client, il lui suffit quasiment d’ouvrir sa mallette pour pouvoir sortir en quelques minutes un rapport d’analyse de l’installation (avec les chiffres de la production électrique possible et le taux de rendement) assorti d’un devis détaillé et pédagogique. « En réalité, cela prend presque une demi-heure, souligne Laurent Prieur, l’un des 3 ingénieurs à l’origine du projet. Car il faut actuellement relever manuellement sur le site les zones potentielles ombragées qui font baisser les rendements. Mais nous travaillons sur des algorithmes de modélisation et d’intégration des masques solaires qui devraient automatiser les relevés. » Un quart d’heure, une demi-heure, qu’importe, l’exercice n’a jamais été aussi fiable, rapide, complet. Et inédit sous nos climats. Idée lumineuseLe concept d’AGS a germé dans la tête de Laurent pendant son année de MBA alors qu’il réfléchissait à la manière de faciliter la tâche aux installateurs photovoltaïques. « Avec 6000 installateurs, 3000 demandes d’installation par mois et jusqu’à 8 devis par client, l’innovation est un enjeu majeur pour les acteurs du photovoltaïque.» Dans son garage, l’inventeur qui travaille déjà depuis une quinzaine d’années, fait ses premiers essais et réalise à l’été 2009 un prototype qu’il présente au Centre Francilien de l’Innovation. « Les conseillers nous ont accompagné grâce au dispositif d’Aide à l’Innovation Responsable (AIR) mis en place par la Région Ile-de-France car notre produit permet d’optimiser l’utilisation des panneaux solaires et de les généraliser. Une subvention de 80 000 euros nous a été allouée pour concrétiser notre projet. Ce qui a entraîné la création de notre entreprise dans la foulée. » Soleïs Technologie se lie avec le Laboratoire de génie électrique de Paris pour développer les algorithmes. Confie à un bureau d’étude spécialisé les aspects mécaniques. Compte à terme poursuivre son activité de recherche avec le soutien d’un doctorant. Pendant ce temps, les 3 associés se concentrent sur la reconnaissance de leurs outils auprès de leur clientèle-cible, étudient le marché, se lancent dans la pré-commercialisation de leur trouvaille. « Aujourd’hui, trois prospects étudient notre produit sur le terrain, précise Laurent Prieur. Les premiers retours sont plutôt favorables. » Avec sa licence de 3900 euros par an, un matériel prêté pour une durée indéterminée, un service après-vente offert, Soleïs Technologie compte bien conquérir le marché hexagonal cette année et rêve de devenir le leader européen de l’analyse de gisement solaire en développant une gamme complète d’AGS permettant de répondre à l’ensemble des opportunités offertes par le parc solaire photovoltaïque. Oui, à terme, les AGS pourraient même embarquer dans les camionnettes des installateurs européens et américains. Parce qu’il n’y a pas qu’à Paris que le soleil brille...
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